La littérature est un ensemble d’œuvres écrites ou orales auxquelles on reconnaît une valeur esthétique ; un art exprimant un idéal de beauté… La littérature permet aux lecteurs ou aux auditeurs de ressentir les vibrations du cœur d’un auteur et partager ses émotions.

“Richard Ali A. Muntu !”

Vient de publier son nouveau roman : « Et les portes sont des bouches ! » aux éditions Mabiki. Diplômé en Droit à l’Université Protestante au Congo (UPC), Richard Ali a mené un long combat pour la promotion des jeunes écrivains en République Démocratique du Congo (RDC). Il est l’initiateur de l’Association des Jeunes Ecrivains du Congo (AJECO) dont il fut le président de 2013 à 2017. Il est également co-fondateur des « Ecrivains du Congo », une association qui regroupe les écrivains de la RDC. Richard Ali est aussi auteur du roman : Ebamba, Kinshasa Makambo et d’autres œuvres littéraires.

“Wichawa, Amour à tout prix !”

Est une fiction. Face à une liaison jugée dangereuse, un amour interdit par une société africaine hypocrite, l’héroïne nage dangereusement contre vents et marrées avant de s’accrocher… Le récit raconte une histoire d’amour qui se moque de

“Prédateurs masqués”

Est un récit inspiré d’un fait réel. L’auteure relate l’histoire romancée d’un jugement inique orchestré par les puissants et les riches contre un pauvre type, un prêtre, comme c’est malheureusement souvent le cas en République Démocratique du Congo

Livre de la Semaine: COMME UN ROMAN

Auteur : Daniel Pennac

“Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe “aimer”… le verbe “rêver”…

On peut toujours essayer,  bien sûr. Allez-y : “Aime-moi !” “Rêve !” “Lis !” “Lis ! Mais Lis donc, bon sang,  je t’ordonne de lire !

– Monte dans ta chambre et lis !

Résultat ?
Néant.

Il s’est endormi sur son livre.”

C’est par ce propos que l’auteur commence son récit.

La lecture ne devrait pas être imposée comme un devoir à ceux, se réclamant d’une génération plus connectée… plus tournée vers la télévision, le téléphone… au risque d’être considérée comme une torture.

Et si l’on parvenait plutôt à leur transmettre le plaisir de la lecture, l’amour du livre…

EXTRAITS 
1. ” – Oui, c’était la vie : une demi-tonne de bouquins,  des pipes, du tabac,  un numéro de France-Soir ou de l’Equipe, des clefs, des carnets,  des factures,  une bougie de sa moto… De ce fatras, il tirait un livre, il nous regardait,  il partait d’un rire qui nous mettait en appétit,  et il se mettait à lire. Il marchait en lisant,  une main dans la poche,  l’autre,  celle qui tenait le livre, un peu tendue,  comme si, le lisant, il nous l’offrait. Toutes ses lectures étaient des cadeaux.  Il ne nous demandait rien en échange (…) Il était la caisse de résonance naturelle de tous les livres, l’incarnation du texte,  le livre fait homme. Par sa voix nous découvrions soudain que tout cela avait été écrit pour nous.” Pg 98-99.

2. ” – Bon, dit le prof, puisque vous n’aimez pas lire… c’est moi qui vous lirai les livres.

Sans transition,  il ouvre son cartable et en sort un bouquin gros comme ça, un truc cubique,  vraiment énorme,  à couverture glacée.  Ce qu’on peut imaginer de plus impressionnant en matière de livre.

– Vous y êtes ?

Ils n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles. Ce type va leur lire tout ça ? Mais on va y passer l’année ! Perplexité… (…) Ils se regardent. Certains, à tout hasard,  posent une feuille devant eux et mettent leurs stylo en batterie.

– Non, non, inutile de prendre des notes. Essayez d’écouter,  c’est tout.

Se pose alors le problème de l’attitude.  Que devient un corps dans une salle de classe s’il n’a plus l’alibi du stylo-bille et de la feuille blanche ? Qu’est-ce qu’on peut bien faire de soi dans une circonstance pareille ?

– Installez-vous confortablement,  détendez-vous…
– Vous allez nous lire tout ce livre… à haute voix ?
– Je ne vois pas très bien comment tu pourrais m’entendre si je le lisais à voix basse…
Qu’est-ce que c’est,  comme livre ? demande Burlington, sur un ton qui en a vu d’autres.
– Un roman
– Ça raconte quoi ?
– Difficile à dire avant de l’avoir lu. Bon, vous y êtes ? Fin des négociations. On y va.
Ils y sont… sceptiques,  mais ils y sont.
– Chapitre Un : +Au dix-huitième siècle…+”. Pg 120-122.

3. “Oui, le charme du style ajoute au bonheur du récit.” Pg 130.

Livre de la Semaine : Le Monde en 2040 vu par la CIA

A chaque élection présidentielle américaine,  le National Intelligence Council  (NIC), c’est-à-dire le cerveau prospectif de la CIA, fournit un rapport au nouvel élu de la Maison-Blanche sur le monde du futur.  Cette synthèse est construite à partir des analyses des meilleurs experts.

Ce rapport 2021, qui envisage le monde de 2040, était très guetté dans le contexte éprouvant du Covid-19. Il annonce des bouleversements,  en une génération, comme aucune autre n’en a vécu jusqu’alors dans l’histoire de l’humanité : dans le domaine du climat,  de la connectivité, de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle. Il dessine aussi des sociétés plus fragmentées, sous tension, confrontées à des menaces et des enjeux sans frontières.

Un monde plus contesté se dessine où la confiance entre gouvernants et gouvernés sera sérieusement ébranlée. Comment les sociétés affronteront-eĺles le vieillissement de leur population ? Comment résisteront-elles à la pression migratoire ? Au manque d’eau ? Pourquoi la jeunesse risque-t-elle de connaître des troubles mentaux aigus? La technologie pourra-t-elle atténuer les effets du changement climatique ? Quels seront les pays qui détermineront la marche des prochaines décennies ? Une renaissance démocratique est-elle possible ?

Par la clarté, la qualité de ses informations très sensibles qui couvrent tous les domaines,  sa rigueur et son ouverture intellectuelle,  Le Monde en 2040 vu par la CIA est un rapport indispensable pour appréhender notre avenir : il se trouve sur le bureau de Joe Biden.

EXTRAITS 

1. ” Les gouvernements seront confrontés à des pressions croissantes dues à la combinaison de contraintes économiques, de défis démographiques, environnementaux et autres, et de populations plus autonomes. L’écart grandissant entre les demandes du public et les réponses des gouvernants accroîtra les tensions, l’instabilité politique et menacera la démocratie. Ce décalage peut également donner naissance à des sources et des modèles de gouvernance nouveaux ou changeants.” Pg 33-34.

2. “Les capacités militaires et la taille économique resteront déterminantes dans la puissance d’un État, obligeant les autres pays à prendre en compte les intérêts et les politiques de celui-ci.  Ces deux domaines permettent aux États de maintenir leur sécurité et d’amasser des ressources qui rendent possibles d’autres marqueurs de puissance.” Pg 174.

3. “Les acteurs non étatiques, tels que les ONG, les groupes religieux et les entreprises superstars de la technologie, auront les ressources et la portée mondiale nécessaires pour construire et promouvoir des réseaux alternatifs qui complètent, concurrence ou éventuellement contournent les États (…) Dans certains cas, ces acteurs peuvent façonner ou limiter les actions de l’État en faisant pression sur les dirigeants et en mobilisant les citoyens. L’influence de ces acteurs non étatiques variera et sera soumise  à l’intervention des gouvernements.” Pg 181-183.