L’inscription aux trophées de la musique d’Afrique ouverte jusqu’au 5 août

Les artistes musiciens chanteurs de toute l’Afrique peuvent souscrire, jusqu’au 5 août prochain, à la huitième édition des All Africa Music Awards (Afrima). De passage à Kinshasa, l’équipe organisatrice de cet événement a rappelé, dans une rencontre avec les artistes et la presse, la nécessité de prendre part à ce prix dont le thème qui sera développé en cette édition est “Le son de la paix”.

L’événement qui est organisé en collaboration avec l’Union Africaine, réunit depuis 2014, dans un pays africain, de nombreuses stars africaines et d’ailleurs. Il a pour objectif de récompenser et célébrer les œuvres musicales, les talents et la créativité sur le continent africain tout en promouvant le patrimoine culturel africain.

Pour Victoria Nkong, productrice associée des Afrima ce concours offre des avantages qui vont au-delà des trophées à gagner pour les artistes.

« C’est une opportunité pour que le continent vous connaisse, c’est une grande visibilité. A part ça, les nominés sont invités à la cérémonie d’Afrima, vous rencontrerez d’autres artistes du continent, des labels, des investisseurs du monde créatif et bien d’autres. Il y a des collaborations qui sont nées grâce à Afrima », a-t-elle expliqué.

Pour une image positive de l’Afrique

Raconter l’histoire de l’Afrique par les africains eux-mêmes, en utilisant la musique pour unir, tel est le leitmotiv de cet événement. Impliquer toute l’Afrique, francophone et anglophone, lusophone ou arabophone, tous pour une image positive de l’Afrique.

Président exécutif des Afrima, Michael Dada, a indiqué, dans le même ordre d’idée que le but de leur passage à Kinshasa vise à soutenir l’industrie musicale congolaise.

« Nous voulons comprendre les défis et les problèmes auxquels font face les artistes au Congo, pour que l’on sache comment les résoudre. Nous sommes intéressés par l’industrie musicale au Congo, c’est pourquoi nous sommes ici », a-t-il dit.

Les artistes désireux de participer peuvent soumettre leurs candidatures en consultant les conditions dans le site www.afrima.org. Plusieurs candidatures, dans différentes catégories sont acceptées. Star ou pas, tous les artistes ont leur chance tant les membres du jury examinent les candidatures reçues et déterminent les nominés de chaque catégorie. C’est après que le public sera appelé à voter pour déterminer les lauréats.

La cérémonie de remise de prix se tiendra au mois de novembre, dans un pays africain qui reste à annoncer. La dernière édition a eu lieu à Logos, au Nigéria en novembre 2021. Trois artistes congolais avaient été récompensés : Fally Ipupa, Koffi Olomide et Majoos.

Présent à la rencontre, l’artiste chanteur Majoos a fait savoir sa fierté d’avoir remporté le prix de la meilleure collaboration pour sa chanson “Ndoto” avec Koffi Olomide. Jeune, il compte encore postuler à ce prix cette année et recommande à d’autres artistes congolais de faire la même chose pour booster leur carrière.

Trouver de l’emploi pour les jeunes

Afrima a aussi pour objectif de trouver de l’emploi pour les jeunes. Un artiste qui réussit sa carrière amène avec lui toute une équipe qui réussit aussi, a-t-on rappelé.

Des rencontres avec d’autres stars de la musique africaine et d’ailleurs, des producteurs et autres, pour se créer des réseaux font partie des points essentiels de cet événement. Une Music Business Conference fait toujours partie de la programmation.

L’équipe organisatrice a été reçue par la ministre congolaise de la Culture, arts et patrimoine, Catherine Kathungu Furaha, mercredi dernier dans son cabinet de travail.

Mme Kathungu était accompagnée de la commissaire en charge de l’Education, santé et culture à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC),  Yvette Ngandu Kapinga.

Ils ont échangé sur la faisabilité d’un partenariat d’accompagnement et de renforcement de capacités, du secteur culturel en prélude à la tenue de la « Biennale de la Culture de la paix et de la non-violence » en Afrique centrale, prévu pour la fin de l’année en cours, à Kinshasa.

Emmanuel Kuzamba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.