Slam : le collectif Pax in terra a célébré la femme à Kinshasa

Une dizaine d’artistes slameurs et chanteurs, hommes et femmes, se sont succédé sur scène dimanche à l’Institut national des bâtiments et travaux publics à Kinshasa pour célébrer la femme lors d’une soirée de slam organisée par le Collectif Pax in terra, a constaté un journaliste de mbbactu.

Premier à monter sur scène, avec son texte intitulé « femme », l’artiste slameur Dimé Konde a soutenu que tout le monde a «un côté féminin ». Il l’a résumé en disant : «Trouver une bonne femme dans cette société, c’est résoudre la moitié de ses problèmes ».

Feni’s Maestria était à sa première prestation avec un texte interpellateur. « Mon texte s’intitule +le plus grand péché+. C’est le regret de la femme face aux hommes qui pensent que la femme ne peut rien faire de spécial. Je voulais les interpeller. Les présidents et tous les héros viennent tous de la femme », a-t-elle expliqué.

Cette jeune artiste a affirmé avoir vécu des cas d’injustice sexiste à l’université. Le slam lui a permis d’exutoire pour exprimer son indignation. « C’est comme si nous avons choisi d’être femme », dit-elle, avant d’ajouter : « Je suis femme, je le déclame et réclame dans le slam ».

Pendant environ deux heures, tout était à l’honneur de la femme. Les hommes ont déclamé des poèmes sur elle. « Les plus beaux poèmes [sont ceux que] les hommes écrivent pour les femmes », a estimé le directeur artistique du collectif Pax in terra, Mbungu Pierrot alias Oncle P.

Une mère, un mentor

Pour sa part, la slameuse Privée Grâce a abordé la question relative à l’importance d’une femme dans l’éducation d’un enfant, surtout dans celle d’une adolescente. « Pour qu’on puisse mieux marcher sur la route, on a besoin des sandales. Et une mère est celle qui vous trouve des sandales pour mieux marcher », a-t-elle estimé.

Cette artiste a présenté son texte, sous forme d’une lettre d’une mère à sa fille, une mère sur le point de mourir alors que sa fille n’avait que 13 ans, un âge où l’adolescente avait plus besoin d’elle.

Son texte de slam présenté en cette soirée est « une poésie des conseils » que la maman donne à sa fille, en insistant notamment sur les valeurs que la mère devrait inculquer à sa fille.

Pax in terra est un collectif de jeunes, majoritairement des slameurs, qui abordent des sujets qui défendent les mœurs, combattant les antivaleurs à travers le slam. Le collectif qui compte actuellement une vingtaine d’artistes organise également des expositions et autres activités culturelles.

Emmanuel Kuzamba

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