Écrire, c’est plagier ? une problématique au cœur d’un échange culturel à Miezi

 

La question relative au plagiat dans la littérature a été au cœur d’un échange organisé ce jeudi 14 avril au siège des Éditions Miezi dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa, à l’initiative de l’Association des jeunes écrivains du Congo (Ajeco) en partenariat avec les Editions Miezi.

L’échange qui s’est déroulé sous forme d’un cercle de réflexion baptisé “Nzinga”. Ce cercle a pour objectif de “servir d’un cadre de réflexion et d’échange sur divers faits culturels”. Pour cette première rencontre placée sous le thème “Intertextualité et plagiat”, il a été question de faire un rapport entre l’écriture et le plagiat, une problématique au cœur d’une polémique permanente parmi les critiques littéraires.

Pour Tata N’longi, écrivain et auteur de la pièce de théâtre Bateki Mboka, “écrire quelque chose qui n’a pas été écrite avant, c’est un miracle de la créativité” car en écrivant, même sans le savoir, nous pouvons écrire quelque chose qui a déjà été écrite avant nous. On peut créer et se retrouver sur des faits déjà découverts par d’autres.

Le plagiat, est-il un problème de manque de créativité ?

À cette question de savoir si l’auteur qui plagie un autre serait dans une incapacité de créer une idée originale, l’assemblée qui a débattu sur la problématique a estimé que “un bon plagiaire est un génie”, sans encourager cette pratique qui est déconseillée. Car, a-t-on estimé, pour tout écrivain il est important de se démarquer par son style et son expression d’écriture.

Peu importe l’influence que peuvent avoir les écrits d’autres auteurs sur nous, il faut “écrire avec ses tripes”, a souligné l’écrivain Tata N’longi.

Le droit congolais n’autorise pas le plagiat qui est perçu comme une autre forme de contrefaçon. En cas de plainte portée par l’auteur du texte plagié, le plagiaire peut subir une peine qui peut allée jusqu’à 2 ans de servitude pénale.

Christian Dimanyayi Bende

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