Le livre « Les élections en RDC vues par une journaliste » de la journaliste congolaise Zaina Kere Kere a été présenté et baptisé mardi 29 mars à Kinshasa. Il compte huit chapitres.

Ce livre s’ouvre sur le chapitre intitulé : “La nécessité de contrôler l’information”. Cette nécessité fait l’objet d’une guerre partout dans le monde et le Congo ne déroge pas, fait observé l’auteure.
Dans le deuxième chapitre consacré à “La presse faiseur ou +détrôneur+ des rois”, Mme Kere kere compare quelques signaux de l’époque du président Mobutu Sese Seko (1965-1997) dans la presse avant sa chute et les événements plus récents dans ces dernières années.

Dans troisième chapitre, elle rentre “Dans les entrailles du système”, elle relève les difficultés du métier de journaliste du point de vue social et sécuritaire. Elle évoque la nécessité du vote, au parlement, d’une loi consacrant le droit d’accès à l’information.

Le quatrième chapitre : “Quand la technologie vient changer les règles du jeu” évoque comment, avec internet, toute personne peut se faire passer pour un journaliste et la circulation rapide et large des informations à travers le monde.

Le cinquième chapitre est consacré à “La radio, le média le plus suivi”. Surtout dans l’arrière pays en terme de campagne électorale, de sensibilisation et bien d’autres pendant la période des élections.
Le sixième chapitre porte sur “Le pouvoir, son exercice et l’organisation des élections”. Elle propose au pouvoir de mener régulièrement un monitoring avec ses électeurs ou plus largement le peuple pour être sûr d’avoir réussi son exercice.

C’est dans le septième chapitre qu’elle parle de “L’opposition, sa lutte pour l’alternance”. L’auteur constate que le problème de l’opposition en RDC est qu’elle ne semble toujours pas prête à aller aux élections. 

Dans le dernier chapitre, Me Kere Kere évoque “L’influence de l’Eglise sur le processus électoral”. Elle indique avoir réalisé que celle-ci est tellement influente qu’elle apparaît comme la seule structure qui redonne l’espoir face à l’absence de l’autorité de l’Etat.

Dans sa conclusion, Zaina Kere Kere pose la question de savoir si les trois cycles électoraux congolais ont fait avancer le pays. Elle répond par oui, en soutenant que le peuple congolais s’est choisi ses dirigeants malgré les irrégularités.

Emmanuel Kuzamba