La star congolaise de la rumba, Koffi Olomidé, fait récemment ambassadeur de cette musique a été reçu lundi par le chef de l’État Félix Tshisekedi, a -t-on appris de la présidence congolaise. 

“Légende de la musique congolaise et africaine, l’artiste musicien Antoine Agbepa dit Koffi Olomidé, élevé récemment au rang d’ambassadeur de la culture congolaise (…) est venu remercier le chef de l’État pour cette distinction”, a indiqué la présidence congolaise sur twitter.

A cette occasion, Koffi Olomidé a présenté à M. Tshisekedi “son dernier trophée obtenu lors des +Awards+ de la musique organisés il y a deux mois au Nigeria et qui l’ont consacré comme une légende africaine”, a ajouté cette source.

Il y a quelques jours, une image de Koffi Olomidé brandissant un passeport diplomatique de la République démocratique du Congo avait été partagée dans les réseaux sociaux puis dans les médias congolais. 

Ce document de voyage “lui a été remis par le secrétaire général aux Affaires étrangères” le 9 février, a précisé le tri-hebdomadaire congolais Econews.

La rumba congolaise, patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Cinq ans après la rumba cubaine, la rumba congolaise a été à son tour admise le 14 décembre dernier au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). 

Cette décision était très attendue à Kinshasa tout comme à Brazzaville, deux villes unis par l’amour de cette musique centenaire, érigée en raison d’être.  

De Grand Kallé à Papa Wemba en passant par Wendo, Tabu Ley Rochereau, Franklin Boukaka et autres Pamelo Mounka – tous passés au paradis des ambianceurs-, la rumba a été une sorte de sacerdoce.

Ayant ses origines dans l’ancien royaume Kongo, où l’on pratiquait une danse appelée Nkumba (nombril), parce qu’elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril, la rumba a été exportée aux Amériques pendant la traître négrière. 

Cette musique a fini par donner naissance au jazz en Amérique du  nord et à la rumba au sud, avant d’être ramenée en Afrique par les commerçants, avec disques et guitares.

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