L’écrivaine congolaise Elisabeth Mweya Tol’Ande a reçu la visite de la Première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, en 2021 et voici comment elle en parle :

« L’honneur que m’a fait la Première Dame de la République Démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi en me rendant visite dans ma modeste demeure en 2021 en ma qualité d’une des femmes de la pensée a été d’un grand réconfort moral que je considère comme « une main de femme, venue relever un courage qui commençait à faiblir ». Je suis très reconnaissante à Dieu à travers la visite de la conjointe du Président de la République dans ma modeste demeure. Cette femme a un cœur noble qu’elle a démontré en n’hésitant pas à rendre visite à une écrivaine alors qu’habituellement, depuis la nuit des temps, ce sont les femmes politiques, commerçantes, musiciennes qui étaient à l’honneur. L’hommage rendu par une haute autorité du pays à une femme de la pensée est un geste de très grande portée. J’ai accueilli avec une très grande joie le diplôme de mérite qu’elle m’a remis. Ce diplôme m’honore aussi dans ma qualité de femme de développement, animatrice des femmes dans la lutte contre la pauvreté et les antivaleurs. »

Quel regard portez-vous  sur votre talent et sur vos écrits ?

« Ecrivaine, poétesse, mes écrits m’ont impressionnée et je continue à être impressionnée par mon inspiration. Mon récit Ahata, suivi du Récit de la  Damnée, paru aux éditions Bobiso en 1977, est réédité par les Editions Nzoi en 2021 sous le titre  Ahata suivi de Ngamalo. Il s’agit de deux figures de femmes, de la décennie 70 du 20ème siècle et des premières décennies du 20ème siècle. Deux femmes de deux cultures distinctes du passé.”, explique-t-elle.

“J’avais écrit Ahata d’un seul jet à la suite d’un choc psychologique. Cette écriture m’avait alors permis de me réfugier dans un autre monde, créé par moi-même. J’y ai évolué en compagnie des  personnages qui eux aussi, souffraient, mais différemment. Ahata est une œuvre sortie de ma douleur. Le recueil de poèmes « Remous de feuilles » par contre, crie le sacrifice de ma vocation religieuse à travers une crise d’adolescence mal gérée», ajoute-t-elle.

Comment voyez-vous l’avenir de la littérature congolaise ?

« Je félicite l’actuelle génération d’écrivains congolais de l’intérieur et de la diaspora pour les diverses initiatives combien porteuse qui contribuent à redorer la littérature congolaise qui a le vent en poupe et s’ouvre au monde. Je remercie le Bon Dieu de m’avoir permis de vivre jusqu’à voir et à vivre le réveil de notre littérature. Voici le changement en train de venir, parce que les jeunes se créent un espace et l’élargissent à d’autres. C’est la pensée belle, grande, noble et positive qui va nous guérir des antivaleurs», conclut-elle.

mbbactu.net