Écrivaine née à Kinshasa en 1947, Elisabeth Mweya Tol’Ande est détentrice d’un diplôme de  licence en journalisme, option Presse écrite et critique littéraire de la 3ème promotion de l’Institut des Sciences et Technique de l’Information, ISTI à Kinshasa. De 1980 à 1984, elle a été Professeur Assistante dans la même institution. Mais bien avant et pendant ses études, Mme Mweya exerçait sa passion au quotidien Salongo où, outre la rubrique féminine quotidienne, elle traitait les dépêches provenant de l’Agence Zaïre Presse (AZAP), actuelle ACP sur l’actualité politique.

Formatrice à l’Inades-Formation Congo jusqu’en 1992,  elle anime l’association Développement Information Recherche Action Femme et Famille (DIRAF)  pour l’éveil et la formation à l’autopromotion des femmes de la base. Mme Mweya est promotrice d’une école privée, « Lycée M’Elisa » à Kinshasa dans la commune de Lingwala.

Elle participe au processus de la réforme de la police en RDC en tant qu’experte au Secrétariat exécutif du Comité de suivi de la Réforme de la police, CSRP en sigle.

Elisabeth Mweya Tol’Ande est, entre autres, auteure du recueil de poèmes « Remous de feuilles », paru aux Editions du Mont Noir, en 1972,  du  récit « Ahata, suivi du Récit de la damnée » aux Editions Bobiso; de l’essai « Moi, femme, je parle », paru aux Editions Grain de Sel en 1994.

Mweya, l’écrivaine qui a réussi presqu’à imiter Senghor

Lauréate de plusieurs prix littéraires, la plume de la jeune Mweya tantôt prétendait imiter Verlaine, tantôt aspirait à se soumettre à l’école de Dostoïevski, auteur d’Anna Karenine, plus souvent, s’inspirait de Léopold Senghor qu’elle avait réussi presque à imiter « sans cependant l’égaler de quelle que manière », estime-t-elle.

En 1967, Mweya gagna le 10ème Prix de poésie Sébastien Ngonso, le tout dernier prix, un trophée pour la jeune Mweya. Durant 51 ans, l’exemplaire lui remis du recueil publié en 1968, par «Publication Extension universitaire», Lovanium, en 1968, préfacé par André Drossart, sera jalousement conservé, raconte-t-elle. Voici quelques extraits probants : Poème incantation « Ah Congo ! Congo ton empreinte marque ma chair ; ton pouls profond rythme le chant des jours nouveaux ; Ton regard de masque tutélaire penché sur ma face noire, couleur d’or épuré ; Comment ne te chanterai-je pas en face de tes antagonistes ! »

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